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Le socle commun de connaissances et compétences: un outil pour innover ?

Publié par Jean-Marc ROBIN - Cap Education sur 1 Décembre 2012, 14:03pm

Dominique RAULIN, actuellement directeur du CRDP de l’académie d’Orléans-Tours propose à la fois une synthèse et une réflexion sur le socle commun de connaissances et de compétences. Ce petit ouvrage (117 pages) constitue une excellente introduction au socle. L’auteur se présente comme un défenseur convaincu car « le socle est une occasion fantastique moderniser notre école, sans renoncer à ses racines que constituent notamment la culture humaniste ou l’éducation à la citoyenneté ». L’auteur propose une vision élargie du socle, celui-ci ne se réduit pas à une liste de compétences clé mais à un projet global induisant une vision plus riche de l’élève et une nouvelle organisation du travail pédagogique. C’est dans ce sens que le socle selon son expression est « l’aboutissement d’une longue histoire »

Du plan Langevin-Wallon (1947) à la Loi Fillon (2005)

Pour Dominique Raulin on peut retrouver dans la philosophie contenue dans le plan Langevin-Wallon (1947) l’origine du socle même si ce dernier n’a jamais été appliqué. Paradoxalement, la loi Haby de 1975 qui crée le collège unique ignore la question des contenus pédagogiques, le modèle du collège « petit lycée » s’impose avec l’extinction du corps des PEGC. Un tournant semble pris en 1982 sous Alain Savary avec le rapport de Louis Legrand intitulé Pour un collège démocratique car selon D. Raulin « l’accent est mis sur l’importance du travail en équipe pédagogique et pluridisciplinaire, l’élaboration de projets éducatifs ».Dans le prolongement de la loi d’orientation de 1989 qui recommandait de mettre l’élève au centre du système éducatif, les années 90 verront émerger des termes comme différenciation pédagogique ou évaluation diagnostique mais les réformes postérieures ne concernent que les lycées avec la création des modules ou de nouvelles séries du baccalauréat général et technologique.

L’Ecole Moyenne revient au cœur des débats à partir du milieu des années 90, les rapports se succèdent : François Dubet rédige Pour le collège de l’an 2000 à la demande de Ségolène Royal, ministre déléguée à l’enseignement scolaire et, en 2003, Philippe Joutard reçoit une mission de réflexion sur le collège. Néanmoins, la nécessité de mettre en place un socle commun est formulée par la Commission nationale pour l’avenir de l’Ecole présidée par Claude Thélot (2004). Elle propose d’articuler le socle autour de deux piliers : la langue française et les mathématiques et de deux compétences : l’anglais de communication internationale et les technologies de la communication et de l’information.

Le socle commun : un socle républicain encastré dans un cadre européen

Dans son article 9 la loi du 23 Avril 2005 définit le socle autour de 5 piliers. Pour Dominique Raulin on retrouve les compétences « lire, écrire, compter » des lois Jules Ferry dans une version adaptée au monde d’aujourd’hui en introduisant l’apprentissage des TICE et d’une langue étrangère mais également « beaucoup plus » en donnant comme mission à la scolarité obligatoire de doter tous les jeunes d’une culture humaniste et scientifique. Le socle s’inscrit non seulement dans notre histoire nationale mais aussi dans le cadre européen, cadre qui décrit les 8 compétences-clé nécessaires à « l’épanouissement personnel, la citoyenneté active et l’employabilité dans une société fondée sur la connaissance » (...)
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